MNNQNS

VENDREDI 03 JUIN 

A l’époque du premier album, on était obsédé par l’idée de prendre la meilleure chanson du monde pour la saloper.

« On s’est depuis pas mal libéré des carcans de style et cela nous a permis de faire de la musique qui nous appartient désormais beaucoup plus »

Pour ce deuxième acte sur un format long, le groupe normand a opté pour l’option la plus évidente : la liberté. Partant de ce (premier) principe, le groupe rock qu’on peut aujourd’hui considérer comme l’un des meilleurs en France s’est donc tout autorisé : introduire ce deuxième album par une chorale donnant l’impression d’entendre les Beach Boys de Surf’s Up perdus dans une cathédrale normande, écrire un pur titre anglais ressemblant à un inédit collaboration Sparks x Franz Ferdinand (Massive Clouds ahead), rendre hommage à NIN et au Bowie des années 90 avec l’une des grandes surprises de l’album (Ultraviolent Ultraviolet) et se mettre au niveau de The Horrors sur son chef d’oeuvre Primary Colors (Pacific Trash Patch).

Libre, The Second Principle l’est totalement. Les guitares ? Il y en a toujours, à l’arrière-plan. Pas bâillonnées, mais plus discrètes.

Libéré, délivré comme chantait l’autre, MNNQNS confirme donc ici ce qu’on savait en fait depuis le départ : les Français ont volontairement très mal choisi leur nom de scène. En refusant de rentrer dans la norme et en s’affranchissant de toutes contraintes, ils manipulent le mannequin en devant de scène et prouvent avec talent que les ficelles ne sont tirées par personne d’autre. Il y en a d’ailleurs plus sur ce deuxième album que de cordes sur une guitare.